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NOUVEAUTES ET COUPS DE COEUR DE VOTRE LIBRAIRE |
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Roman |
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En ouvrant « Bluff », j'ai pris un billet pour un voyage au bout du monde, quelque part en Nouvelle Zélande dans un port de pêche dont le nom est le titre du livre. « Bluff », c'est l'histoire de trois hommes, le Français, que l'on appellera jamais autrement, Rango Walker le patron pêcheur, propriétaire d'un bon et solide bateau qu'il entretient avec amour et Tamatoa le tahitien, son second. C'est à l'Anchorage Café que ces trois-là se retrouvent entre deux sorties en mer. Lorsque dehors « Il pleut froid », ils viennent se réchauffer autour de quelques bières et les légendes se racontent encore et encore. Mais c'est surtout en mer que ces hommes trouvent leur raison de vivre, lorsqu'ils partent plusieurs jours pour pêcher la langouste qui se fait de plus en plus rare les obligeant à prendre de plus en plus de risques. Ce qui m'a frappée dès les premières pages est la beauté et la puissance de l'écriture de David Fauquemberg. Les phrases et les mots claquent pour décrire la tempête qui fait rage et tétanise les marins les plus aguerris, lorsque la mer devient aussi noire que le ciel, avec le vent assourdissant qui fait trembler les vitres et l'étrave qui tamponne les vagues et gémit sous l'effort. « Bluff » est un hymne à la nature dans ce qu'elle a de plus beau, de plus sauvage, mais c'est aussi une formidable histoire d'amitié.
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ENCORE... |
Sylvia, le journal d'une folle. Leonard Michaëls rencontre Sylvia à New-York en 1960. Leonard Michaels rencontre Sylvia Bloch en 1960 et l'épouse deux ans après. Leur relation passionnelle se termine tragiquement un soir de 1964. Ce n'est que trente ans plus tard qu'il décide de faire le récit quasi clinique de ce premier mariage. Dans Manhattan alors en plein bouleversement, le couple croise et se mêle à des cohortes de marginaux et d'intellectuels - de Miles Davis à Jack Kerouac, en passant par Lenny Bruce. Mais Sylvia ne tarde pas à se montrer caractérielle, maladivement jalouse, excessivement possessive et sujette à des changements d'humeur aussi rapides qu'incompréhensibles. Le couple se dispute, se déchire jusqu'au point de non retour avec le suicide par overdose de Sylvia. C'est en 1990 - soit 30 ans après les faits - que Leonard Michaëls s'est décidé à relater sa relation tumultueuse avec Sylvia, sa première compagne. La maturité lui permettant alors d'analyser avec la distance nécessaire cet amour destructeur, et lui donnant la possibilité d'appréhender totalement l'esprit maladif de Sylvia, une folie que le jeune homme qu'il était alors s'évertuait à nier. D'une plume juste, précise et éminemment touchante, l'auteur confesse sa culpabilité, son désarroi et son impuissance face à cet amour douloureux et tragique.
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Polar |
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"Personne sur cette terre n'est innocent, personne n'oublie, personne ne pardonne" et encore moins au temps des fauves.
Un banal accident de vélo sur une route déserte de Lanzarote déclenche une enquête qui met au jour un réseau de secrets, de corruption et de vengeance menant à une conspiration tentaculaire qui s'étend aux quatre coins du monde. Situé en 2008, au c½ur de la crise financière mondiale, Le Temps des bêtes féroces, qui marque le retour du tueur à gages à l'âme tendre et aux yeux noirs, dénonce les prédateurs de proies sans défense, fussent-elles humaines ou animales ; et explore les conséquences de nos choix ainsi que la sauvagerie d'un monde où nul n'est à l'abri du mal.
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ENCORE... |
Le bonheur de lire tout en souriant tout du long. C'est bien ce que j'ai fait avec Touche pas à mon cadavre. Ho et la joie de retrouver Jacqueline, rencontrée dans La Sainte Paix, cette vieille malcommode que tout dérange et qui, dans Touche pas à mon cadavre, s'entraîne à la marche pour, un jour, faire Compostelle. Veut-elle expier sa mauvaise conduite ? En tout cas, André Marois a trouvé une recette et elle est bonne. On en redemande. Même si ce qui se passe dans ses livres est horrible, veut, veut pas, on s'attache aux personnages. Ils nous deviennent sympathiques alors que leurs actes...oulà ! Ici, un bête accident, sous une pluie torrentielle, provoque les pires décisions mais celles-ci sauront intéresser et convenir aux visées de notre vieille Jacqueline qui bien sûr se plaint (encore) de ses voisins. Des chapitres courts, des titres de chapitre auxquels il faut s'attarder, des dialogues savoureux, bref c'est plus que gagnant. Jouer avec l'idée que n'importe qui à un moment donné peut devenir un meurtrier, nous rendre cette personne sympathique malgré tout, et ajouter de la drôlerie aux actes, c'est tout un tour de force. Bravo André Marois.
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Bande Dessinée |
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La première page suffit à nous rassurer : le voyage dans cette 'Fausse route' va être inoubliable. Dès ses premiers traits, Vincent Gravé instaure une ambiance glacée, pesante, qui colle aux basques du lecteur tout au long de cet album haletant. Poursuivi par ses implacables geôliers, Bobo le détenu court dans la nuit sombre, au milieu d'un décor lugubre, à peine apaisé par une couche de neige dangereuse, qui le gèle à chaque foulée. Autour de lui, le dessinateur esquisse, d'un trait hargneux et vif, comme à main levée, une nature inquiétante, peuplée d'arbres morts et de corbeaux moqueurs, ou des friches industrielles désincarnées, vestiges qu'une civilisation que l'évadé tente de retrouver. Comme esquissée dans une suie poisseuse, expressionniste jusque dans le lettrage, l'esthétique de l'album semble porter en elle toute la rage et la frustration de l'homme à la tenue rayée. Et si quelques effets, comme ce molosse déformé qui poursuit l'enfermé qui ne veut plus l'être, semblent exagérés, ils concourent en fait à créer une atmosphère agressive, angoissante, presque fantastique parfois. La réussite de cet album est d'autant plus aboutie que cette ambiance graphique remarquable porte une écriture efficace, confiée à un habitué du genre : le romancier Joseph Incardona. Ses mots bien pesés sont simples, efficaces, et quelques trouvailles, comme ces phrases sans illustrations qui concluent chaque chapitre, accentuent encore leur poids. Le scénario, finalement très classique, dans la plus pure ambiance noire, tient la distance avec aisance, et, même si l'on sait que cela ne peut que mal finir, parvient tout de même à nous marquer dans son dénouement. Alliance d'une écriture sûre d'elle, parfaitement maîtrisée, et d'un noir et blanc absolument sublime, 'Fausse route' s'apparente à ce qui se fait de mieux lorsque le 9e art adapte les codes du polar.
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REVUE... |
La revue littéraire qui donne la voix à celles et ceux qui vivent, de l'intérieur, les basculements du monde. Instrument de domination impériale, levier diplomatique, arme de guerre, refuge de la mémoire et espace de résistance : les plats circulent plus vite que les idées, les recettes colonisent autant que les armées. Cette nouvelle édition de Kometa explore la nourriture comme fait politique. Plongez dans la géopolitique de la cuisine avec François-Régis Gaudry.
Au menu dans ce numéro: Loïc Bienassis, Andrea Chalupa, Mathilde Damoisel, Elvira Masson, Makha Eslami, Tomaso Melilli, Rony Brauman, Christophe Boltanski, Kathab Ahmed, Hind Meddeb, Scholastique Mukasonga, Souleymane Bachir Diagne...Tous les deux mois, retrouvez des récits journalistiques signés par de grandes plumes, des photographies puissantes, des entretiens, des analyses et des cartes qui offrent un éclairage unique.
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Jeunesse |
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Quand Bernard le ver de terre perd un copain, il est plutôt philosophe. Car il sait bien, lui dont le travail est de transformer tout ce qui meurt en terre fertile, que la vie est un éternel recommencement. Sauf peut-être quand une météorite annihile votre espèce ? Son nouvel ami dinosaure risque d'en faire les frais... mais même après une grande extinction, l'espoir peut refleurir. Album pour les enfants de 3 à 6 ans
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ROMAN ADOS |
Baska vit avec sa famille dans une yourte installée dans les steppes de Mongolie. Une nuit d'hiver, les loups attaquent le troupeau de chevaux, et Baska découvre un poulain sévèrement blessé. Contre l'avis de son père, elle décide de tout faire pour le soigner. Au fil des semaines, elle parvient à remettre le cheval d'aplomb, et à gagner sa confiance. Ensemble, ils courent dans les steppes jusqu'à essayer de toucher l'horizon. Un jour, Baska décide de monter son poulain jusque chez sa cousine Noga, qui habite à six heures de cheval. Un périple qui lui réservera bien des surprises... Lecture à partir de 12 ans
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